La Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF), la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) et l’Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine (AMF‑UMOA) ont signé une Convention de coopération technique, d’assistance mutuelle et d’échange d’informations.

C’est la première fois que trois autorités africaines de régulation financière, couvrant à la fois les marchés de capitaux et le secteur des assurances dans les zones CEMAC et UEMOA, formalisent un cadre de travail commun. La cérémonie s’est tenue au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, sous le Haut Parrainage du Ministre gabonais de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations chargé de la Lutte contre la Vie Chère, Monsieur Thierry Minko, représenté par son Secrétaire Général, Monsieur Michel Tsamba.

Les dirigeants signataires

  • Madame Jacqueline Adiaba Nkembé, Président de la COSUMAF
  • Monsieur Éric Rochereau Kouaghu Tchuisseu, Secrétaire Général de la CIMA
  • Monsieur Kossi Tènou, Président de l’AMF‑UMOA

Objectifs de la convention

  • Renforcer la coordination des régulations face aux mutations des secteurs financiers africains, de plus en plus intégrés.
  • Développer un cadre permanent de coopération fondé sur l’échange d’informations, l’assistance mutuelle et le partage d’expériences et de compétences.
  • Améliorer la supervision des acteurs financiers et la protection des investisseurs, épargnants et assurés.
  • Promouvoir l’accès des compagnies d’assurance aux marchés boursiers régionaux.
  • Encourager les financements durables et le développement de produits financiers innovants.

Feuille de route stratégique

Une feuille de route couvrant la période 2026‑2028 est élaborée pour la mise en œuvre de cette convention. Elle définit les actions prioritaires et les mécanismes de suivi destinés à garantir une coopération efficace et durable entre les trois institutions.

Impact attendu

Par cette initiative, la COSUMAF, la CIMA et l’AMF‑UMOA réaffirment leur engagement commun en faveur :

  • D’une intégration financière africaine plus forte,
  • D’une régulation moderne et coordonnée,
  • D’un environnement financier plus sécurisé, plus transparent et plus attractif pour les investisseurs et les acteurs.

Cette coopération constitue un levier majeur pour mobiliser l’épargne régionale, accompagner le financement durable endogène des économies africaines et renforcer la résilience des systèmes financiers, au bénéfice des États, des entreprises et des populations.